Winter is coming

Les premiers flocons sont tombés vendredi après-midi, enfin! Ça faisait des semaines que je les attendais et que je râlais parce que la météo se trompait.
J’ai re râlé (mode française ON), parce qu’elle ne tenait pas au sol et qu’elle avait vite fondu ce weekend.
Enfin j’ai pas été déçue lundi, où là, d’une elle tenait, et de deux ne s’arrêtait pas.. En bonne néo québécoise pas habituée j’avais juste mis mon manteau d’automne et mes bottines à talons, gros fail. Il ne faisait pas si froid que ça donc ça allait, mais c’est tellement pas pratique.
Et hier, j’ai enfin sorti la panoplie, gros manteau et bottes. Bottes que j’ai mises grâce au tweet de Felicie, il ne neigeait plus alors dans ma tête, pas de neige pas de bottes. Ahahahah, c’est à ça qu’on reconnaît la débutante. Et ok, c’est vrai, dès que je suis sortie j’ai vu la différence.

Je dois avouer que, vu que je n’avais pas froid, j’ai pensé que j’étais trop couverte.. Hum. J’ai enlevé ma capuche et mes gants que j’ai donc remis très vite..

Bref, winter is coming.

IMG_1147.JPG

IMG_1155.JPG

IMG_1165.JPG

IMG_1117.JPG

IMG_1139.JPG

IMG_1131.JPG

Fabuleux Fabergé

IMG_0382

Il y a environ deux semaines, j’ai eu la chance d’être tirée au sort (en même temps il n’y avait pas beaucoup de participants), pour gagner un laissez-passer pour l’exposition Fabergé.
L’expo se tenait aux beaux-arts jusqu’au 5 Octobre, donc si je voulais la voir, il fallait que je me bouge un peu. C’est donc tombé à pic!

C’est vraiment une très jolie exposition, pas trop longue, je dirais même un chouïa trop courte à mon goût, mais l’avantage c’est qu’on n’est pas lassés. Il y avait beaucoup de monde mais j’ai quand même bien pu en profiter, et observer. Les objets sont plus splendides les uns que les autres et c’est une vraie merveille pour les yeux.

IMG_0362

IMG_0364

IMG_0365

IMG_0373

IMG_0377

IMG_0388

IMG_0391

IMG_0396

IMG_0399

IMG_0402

IMG_0407

Crédit photo: moi. Les photos ont été prises avec mon téléphone, ce qui explique la piètre qualité…

Bilan, un mois

Un mois, quatre semaines que je suis ici. J’ai envie de dire déjà et seulement.
Les semaines passent à une vitesse folle, mais ça n’en fait « que » quatre que je suis ici, mais je ne pourrais même pas dire depuis combien de temps j’ai l’impression d’être là. Peut être que je l’attendais et l’espérais tellement que même avant de partir, j’y étais déjà.. Ma vie est radicalement différente, je suis radicalement différente. Je ne peux pas dire que j’étais une personne maussade mais ici j’ai toujours le sourire, (faut dire les québécois sont très souriants, et c’est contagieux), et je me sens profondément bien. Bien sûr, il y a eu, il y a des jours où je suis moins bien, où l’envie de retrouver ma chambre et ma maison est forte et où je donnerais n’importe quoi pour une nuit dans mon lit et discuter « en vrai » avec ma famille, mais ils sont tellement rares, tellement brefs et ça ne va tellement pas plus loin que ça, que je les accepte et je crois que de toute façon c’est normal de ressentir ça.
À certains moments, je me dis que non, jamais je ne pourrai faire toute ma vie ici, parce que l’éloignement est parfois un peu pesant, mais ça ne dure jamais longtemps, et à côté il y a tous ces instants où je ne me pose même pas la question, où je ne me fais même pas cette réflexion. J’essaye d’être indulgente envers moi-même, en me disant que ce n’est décidément pas au bout d’un mois que l’on peut tirer des conclusions pour toute une vie. Que tout vient petit à petit. C’est un peu comme ça que je fonctionnais avant, j’avançais jour après jour, matins après matins. Je dis avant parce que je me rends compte que maintenant j’avance « normalement », que je n’ai plus besoin de faire des petits bouts, et mine de rien c’est rassurant.
En bonne superstitieuse, j’ai peur de me porter la poisse, mais pour l’instant je suis tout de même relativement fière.

C’est l’heure du bilan alors.
– Tous les matins, en allant prendre le métro, il y a 4 ou 5 écureuils dans le parc, et tous les matins ça ne manque pas, je souris. Je dois vraiment avoir l’air d’une vraie touriste, mais ils sont tellement mignons.

écureuil

– Les premiers examens sont dans 3 semaines (déjà!)
– J’ai dû ressortir les collants du jour au lendemain, Dame Nature devait trouver ça drôle de nous faire perdre une dizaine de degré d’un coup.
– Tous les jours je m’émerveille du fait que j’avance sans me poser de questions tant je crois ça va de soi
– J’ai rencontré des gens vraiment très sympas, que ce soit à la fac ou grâce à ma « famille », ça fait du bien et j’espère que ça va continuer, parce que je compte pas m’arrêter là.
– J’ai toujours du mal à sortir, toute seule c’est pas hyper marrant et comme de base j’ai une forte tendance à être casanière.. Mais je me force à faire des choses seules, si j’attends après quelqu’un je ne ferai jamais rien
– J’ai découvert le « pâté chinois » (une sorte de hachis parmentier, mais avec du maïs et arrosé de ketchup), je suis pas difficile mais là je dois avouer que c’est quand même assez étrange.
– Pour l’instant je skype tout le monde, une fois par semaine. Ce n’est plus vraiment un besoin comme au début, mais juste un rituel qui me rebooste et me fait plaisir.
– J’ai le vertige quand je pense qu’après Noël je ne reverrai pas ma soeur avant un an, alors j’essaye de ne pas y penser, et de me concentrer sur le moment où je vais la revoir
– C’est le dernier mois où l’on est 5 à la maison, dès le mois prochain une petite fille va arriver
– Je commence à ponctuer mes phrases de quelques expressions québécoises, et j’aime ça.
– Je m’émerveille (je vous ai dit que je m’émerveillais souvent ?) des jolies couleurs qui arrivent.

En résumé, je suis quand même bien ici.

IMG_0288 IMG_0291
IMG_0295 IMG_0296 IMG_0297 IMG_0298 IMG_0302 IMG_0303
FullSizeRender

Rentrée, premières impressions

IMG_0184

Deux semaines que j’ai fait ma rentrée, et donc repris le chemin de l’université, même si c’est bien trop tôt pour tirer des conclusions, je peux déjà livrer mes premières impressions.

– la fac est géniale , que ce soit les profs (pour que je dise ça c’est que vraiment ils sont super), ou les étudiants, le contact est tellement différent d’en France, c’est surprenant. J’ai déjà réussi a faire connaissance avec certaines personnes, histoire d’avoir un repère et quelqu’un a qui parler dans la journée. Me reste plus qu’à continuer sur cette lancée. Un peu un défi, j’ai le défaut de faire des efforts au tout début, et une fois des liens crées ne peux aller vers les autres.

-les cours, eux, sont vraiment très très intéressants. Je ne dirai pas que j’ai vraiment trouvé mon programme, parce que pour le coup j’ai peur que ça me porte la poisse. J’ai beaucoup, beaucoup de travail et vraiment l’impression que je n’y arriverai pas et que je ne suis pas assez intelligente mais mis à part ça, ça me plait vraiment. Ah oui, j’ai découvert la joie du cours magistral de 3h.. Je bénis l’inventeur du thé ET du thermos

La pause thé indispensable

La pause thé indispensable

Je suis vraiment contente, je me dis que si ça commence bien, ça ne peut être que de bonne augure pour le suite. Et puis avoir tant de travail ça a l’avantage de m’occuper et de faire passer le temps plus vite.

La rentrée a amené un nouveau quotidien, un nouveau rythme, de nouvelles habitudes auxquels il faut que je me fasse et m’adapte. Mine de rien, ça ne fait que deux semaines.

Par contre je peux dire que le fait le plus marquant et espérons que ça dure, c’est que pour la première fois de toute ma scolarité aller en cours ne me dérange pas et je dirai presque que je suis contente (c’est sûr il va neiger là).

Mais bon, vivement les vacances tout de même.

Rentrée

Pas de long billet aujourd’hui , mais qu’est ce qu’il y a de plus à dire à part que demain c’est la rentrée?
Déjà.. Les vacances sont finies, elles ont filé à mille à l’heure et je ne les ai absolument pas vues passer, elles ont commencé, et pouf on est déjà à la fin. A peine ai-je eu le temps d’entendre et de voir le mot « vacances » partout que déjà le mot « rentrée » l’a remplacé.

Rentrée.. Qu’est ce que je peux détester ce moment, dix-sept rentrées scolaires plus tard (oh mon dieu) et un passif plutôt compliqué face à tout ce qui touche la scolarité et me voilà encore avec la boule au ventre, et les mêmes inquiétudes..

Je souffle et me dis qu’il n’y aucune raison pour que ça se passe mal. Demain je commencerai enfin (?) ce pourquoi je suis venue ici.

IMG_0091

Entre deux

Demain à la même heure, je serai dans l’avion, entre deux continents, entre deux vies. Entre deux. C’est un peu comme ça que je me sens, à quelques heures de partir. Pas encore là bas, plus tout à fait ici non plus.
Je suis relativement sereine, enfin autant qu’on -je- puisse l’être bien qu’un peu stressée. Mais pour l’instant, je n’ai pas ressenti de grande angoisse, je ne vais pas m’en plaindre, et je n’espère qu’une chose, que ça continue. Je sais où je vais, je sais avec qui je vivrai, mais je ne réalise pas encore vraiment, tant que que je n’y serai pas, pour moi ça ne sera pas vraiment du concret. Pour l’instant, ma seule vraie peur, c’est qu’avec la fatigue et le stress du voyage j’ai un gros coup de blues quand une fois que je me retrouverai seule, je vais me rendre compte que « ah oui c’est bien ici que je vais vivre, que tout ça c’est bien vrai ».

Finalement, pour l’instant, je suis dans l’attente donc je ne suis bonne qu’à faire des suppositions, je n’ai pas de boule de cristal et je ne sais pas comment je serai demain, tout comme je ne sais pas si j’ai peur « pour rien », et si finalement je ne fais pas une montagne de rien du tout.

Avant les grands changements, ou même chaque année quelques jours avant la rentrée, j’ai besoin de rester à la maison, pour certains c’est tout l’inverse, mais je suis comme ça. Alors pour quelques heures encore, je profite de mon chez moi, de mon cocon avant de le quitter. Je crois que de toute façon, il était temps.

photo

Sortir de sa zone de confort

Ce n’est pas quelque chose de facile. Du moins pour moi, c’est quelque chose que je fais rarement, voir jamais ça ne fait pas parti de mon caractère, j’aime mes repères. Et tout ce que je ne connais pas, même si ça m’intéresse et m’attire me fait peur.

En ce moment avec tous ces chamboulements, je ne cesse d’imaginer ce qu’aurait été mon quotidien ma vie si je ne partais pas. Et je sais qu’à quelques détails près, elle aurait été exactement comme celle de l’année dernière. Rassurante parce que connue, mais d’un calme plat et d’un ennui mortel.
De cette nouvelle vie, de ce nouveau futur quotidien je n’ai que le contour du puzzle; la maison, la ville et l’université. Pour le reste, pour le puzzle tout entier, c’est l’inconnu et c’est vrai ça me fait peur, même si je l’ai choisi et voulu, c’est de tout ce parcours cet inconnu qui me fait le plus peur (ce qui d’après ma mère est normal). Je pense que c’est une bonne chose de (se) le dire et de ne pas le nier, je pense que ça aide. J’espère.
Souvent je me dis qu’au moins si je n’avais pas décidé de chambarder ma vie, je serais plus tranquille et me poserais beaucoup moins de questions.. Sauf que finalement, j’ai juste à penser à la vie que je laisse ici pour savoir que même si ça me fiche la trouille, mine de rien, je préfère ça, parce je sais que j’y gagne fois mille au change.

Il ne me reste que le plus dur à faire finalement. Il me reste à avancer, faire le premier pas,  celui qui me sortira de cette zone de confort et de repères, pour aller vers l’ inconnu en créer d’autres. C’est loin d’être facile, mais c’est vital.

 

photo: google

photo: google