Trois mois le bilan

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Trois mois aujourd’hui, je mentirai si je disais que ça a été long pour y arriver. La vérité, c’est que même si en ce moment le temps me semble s’écouler lentement, je n’ai pas vu ces trois derniers mois passés et tant mieux!

Trois mois, et j’essaye d’être indulgente avec moi même quand certains jours sont plus durs que d’autres. Je dirai que ce troisième mois a été placé sous le signe de l’ambivalence, je jongle constamment entre les moments où je me dis « ah oui, je veux vraiment rester l’année prochaine, voir même travailler ici » et ceux où je me dis que c’est certes fantastique d’être ici, mais que je voudrais rentrer. Et ça fait aussi JUSTE trois mois, bien trop tôt pour décider d’une quelconque décision là dessus.

Néanmoins, même si le début du mois de Novembre a été difficile, j’ai quand même eu un beau troisième mois. Ma confiance en moi à notamment été reboostée avec les résultats obtenus à l’examen, mais bon ça ne m’empêche pas de quand même douter pour les prochains. Ce serait bien trop facile sinon.

Sinon depuis le dernier bilan :

– je suis allée à la cabane à sucre, et c’était bien!
– j’ai fêté halloween
– j’ai eu 21 ans
– j’ai commencé à ponctuer mes phrases d’expressions québécoises
– Il m’arrive d’ailleurs de jurer en québécois
– la première neige est -enfin- tombée
– je ressemble désormais à un esquimau lorsque je sors
– j’ai découvert que même lorsqu’il neige toute la journée, les voitures et les bus continuent de circuler
– découvert Fred Pellerin, d’ailleurs si vous ne connaissez pas, filez l’écouter
– grâce à Félicie, j’ai découvert les Têtes à claques et me suis regardée une bonne dizaine de vidéos, c’est hilarant et ça fait vraiment du bien
– un bébé est né dans la nuit du 6 novembre
– j’ai vu la parade de Noël dans le centre ville, et j’ai loupé le père noël, parce que j’avais mal calculé mon coup et je gelais vraiment (mais genre, vraiment) dans mes bottines. C’est bon j’ai compris, je ne lâche plus mes bottes d’hiver

Voilà, je crois que c’est tout, et c’est quand même déjà pas mal. Le mois prochain à la même date je serai en France,  et donc ferai mon bilan là-bas.

 

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Photo floue, mais à ma décharge, on gelait

Photo floue, mais à ma décharge, on gelait


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Grandir

En partant, j’ai refusé d’accepter que je quittais ma maison définitivement parce que c’était trop dur.
Je sais que c’est toujours chez moi, que j’y ai ma chambre et que ma mère ne me considère pas partie dans le sens où j’y ai toujours ma place.
Mais avec le temps qui passe, je suis bien obligée d’admettre que ma maison je l’ai quittée, que la vie que je connaissais, que mon quotidien je les ai quitté. C’est en devant se créer des nouveaux repères, une nouvelle façon de vivre, un nouveau quotidien que je m’en rend compte.. Au tout début, je ne le savais pas. tout n’était que découvertes. Mais c’est maintenant que ça s’inscrit sur la durée, que je le découvre, que je me rends compte que tout ce que j’avais, je ne l’aurai plus. Ou si, en vacances, occasionnellement, mais cette vie, ce quotidien, ces repères là, qui on été les miens pendant vingt ans c’est terminé.
Ce qui fait le plus mal c’est de se dire que c’est normal, que c’est la vie, que c’est ça de grandir.

Ce que je ne savais pas, c’est comme c’est douloureux parfois de grandir.

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Bilan, un mois

Un mois, quatre semaines que je suis ici. J’ai envie de dire déjà et seulement.
Les semaines passent à une vitesse folle, mais ça n’en fait « que » quatre que je suis ici, mais je ne pourrais même pas dire depuis combien de temps j’ai l’impression d’être là. Peut être que je l’attendais et l’espérais tellement que même avant de partir, j’y étais déjà.. Ma vie est radicalement différente, je suis radicalement différente. Je ne peux pas dire que j’étais une personne maussade mais ici j’ai toujours le sourire, (faut dire les québécois sont très souriants, et c’est contagieux), et je me sens profondément bien. Bien sûr, il y a eu, il y a des jours où je suis moins bien, où l’envie de retrouver ma chambre et ma maison est forte et où je donnerais n’importe quoi pour une nuit dans mon lit et discuter « en vrai » avec ma famille, mais ils sont tellement rares, tellement brefs et ça ne va tellement pas plus loin que ça, que je les accepte et je crois que de toute façon c’est normal de ressentir ça.
À certains moments, je me dis que non, jamais je ne pourrai faire toute ma vie ici, parce que l’éloignement est parfois un peu pesant, mais ça ne dure jamais longtemps, et à côté il y a tous ces instants où je ne me pose même pas la question, où je ne me fais même pas cette réflexion. J’essaye d’être indulgente envers moi-même, en me disant que ce n’est décidément pas au bout d’un mois que l’on peut tirer des conclusions pour toute une vie. Que tout vient petit à petit. C’est un peu comme ça que je fonctionnais avant, j’avançais jour après jour, matins après matins. Je dis avant parce que je me rends compte que maintenant j’avance « normalement », que je n’ai plus besoin de faire des petits bouts, et mine de rien c’est rassurant.
En bonne superstitieuse, j’ai peur de me porter la poisse, mais pour l’instant je suis tout de même relativement fière.

C’est l’heure du bilan alors.
– Tous les matins, en allant prendre le métro, il y a 4 ou 5 écureuils dans le parc, et tous les matins ça ne manque pas, je souris. Je dois vraiment avoir l’air d’une vraie touriste, mais ils sont tellement mignons.

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– Les premiers examens sont dans 3 semaines (déjà!)
– J’ai dû ressortir les collants du jour au lendemain, Dame Nature devait trouver ça drôle de nous faire perdre une dizaine de degré d’un coup.
– Tous les jours je m’émerveille du fait que j’avance sans me poser de questions tant je crois ça va de soi
– J’ai rencontré des gens vraiment très sympas, que ce soit à la fac ou grâce à ma « famille », ça fait du bien et j’espère que ça va continuer, parce que je compte pas m’arrêter là.
– J’ai toujours du mal à sortir, toute seule c’est pas hyper marrant et comme de base j’ai une forte tendance à être casanière.. Mais je me force à faire des choses seules, si j’attends après quelqu’un je ne ferai jamais rien
– J’ai découvert le « pâté chinois » (une sorte de hachis parmentier, mais avec du maïs et arrosé de ketchup), je suis pas difficile mais là je dois avouer que c’est quand même assez étrange.
– Pour l’instant je skype tout le monde, une fois par semaine. Ce n’est plus vraiment un besoin comme au début, mais juste un rituel qui me rebooste et me fait plaisir.
– J’ai le vertige quand je pense qu’après Noël je ne reverrai pas ma soeur avant un an, alors j’essaye de ne pas y penser, et de me concentrer sur le moment où je vais la revoir
– C’est le dernier mois où l’on est 5 à la maison, dès le mois prochain une petite fille va arriver
– Je commence à ponctuer mes phrases de quelques expressions québécoises, et j’aime ça.
– Je m’émerveille (je vous ai dit que je m’émerveillais souvent ?) des jolies couleurs qui arrivent.

En résumé, je suis quand même bien ici.

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