un dimanche au parc Lafontaine

J’avais sorti les gants et le bonnet pour la première fois ce dimanche là. Il n’y avait pas de soleil et il faisait froid, mais le parc est si beau que ça valait le coup!

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deux mois, le bilan

Deux mois, me voilà arrivée pile au milieu de ma première période ici. Quand on sera à Noël, la date butoir sera arrivée et je pourrai dire j’y suis arrivée. J’ai fait le premier morceau. Je suis comme ça, il faut que je décompose les choses, ça paraît tellement grand, tellement loin si je pense sur 3 ans (ma période d’études).

Deux mois, si je me dis que le premier bilan était le 22 septembre j’ai envie de dire que ça a été long, mais si je regarde bien, je dois admettre que pas du tout, que finalement c’est passé je crois encore plus vite. C’est ce qui me surprend le plus ici, la vitesse avec laquelle le temps passe.. On voudrait nous faire prendre conscience de la valeur du temps qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

– Ce mois ci a été marqué par le premier gros coup de mou, grandir loin de chez soi c’est si dur..
– Mais j’ai également vu le paysage se transformer tous les jours un peu plus, et je m’émerveille des couleurs, des tonnes de feuilles par terre, et des écureuils (oui encore)
– J’ai eu ma première note, un A+!
– J’ai passé mes premiers examens de la session, qui dit examens finis dit pas de cours pendant une semaine donc un peu de repos quand même.eh bien je le cherche encore celui là, j’ai à peine pu m’accorder lundi pour me reposer parce que j’étais malade vu tous les travaux à rendre…
– Mes billets d’avion sont enfin achetés, et je compte les jours jusqu’au 18 décembre
– La colocation se passe toujours très bien, même si parfois devoir se plier aux rythmes des enfants est pesant. Et un troisième doit arriver sous peu.. Souvent je me dis que j’ai été complètement maso de choisir ce mode de vie, vu ma passion pour les grasses matinées et le sommeil en général.
– On a célébré l’Action de Grâce, tout en simplicité et juste nous 5, mais c’était chouette

Même si mon moral m’a joué des tours, pas un seul instant je ne me suis sentie mal et pas une seule seconde je n’ai regretté mon choix..

J’espère que le prochain bilan sera encore plus positif!
Si je devais me fixer un objectif, ce serait de sortir le soir, d’aller boire un verre. J’avoue que toute seule c’est pas facile pour moi, je me dis qu’on va trouver ça bizarre d’y aller toute seule. Et mes amies, soit ça leur dit rien, soit elles habitent trop loin. Au bout d’un moment y a pas trente six façons de rencontrer du monde et si j’attends d’avoir toujours quelqu’un avec moi je ne ferai jamais rien.

Alors rendez-vous le mois prochain pour le bilan des trois mois

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Grandir

En partant, j’ai refusé d’accepter que je quittais ma maison définitivement parce que c’était trop dur.
Je sais que c’est toujours chez moi, que j’y ai ma chambre et que ma mère ne me considère pas partie dans le sens où j’y ai toujours ma place.
Mais avec le temps qui passe, je suis bien obligée d’admettre que ma maison je l’ai quittée, que la vie que je connaissais, que mon quotidien je les ai quitté. C’est en devant se créer des nouveaux repères, une nouvelle façon de vivre, un nouveau quotidien que je m’en rend compte.. Au tout début, je ne le savais pas. tout n’était que découvertes. Mais c’est maintenant que ça s’inscrit sur la durée, que je le découvre, que je me rends compte que tout ce que j’avais, je ne l’aurai plus. Ou si, en vacances, occasionnellement, mais cette vie, ce quotidien, ces repères là, qui on été les miens pendant vingt ans c’est terminé.
Ce qui fait le plus mal c’est de se dire que c’est normal, que c’est la vie, que c’est ça de grandir.

Ce que je ne savais pas, c’est comme c’est douloureux parfois de grandir.

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Vivre avec des enfants

Depuis que je suis ici, je découvre la vie en colocation certes, mais surtout la colocation avec des enfants. Et vivre avec des enfants c’est:
– être réveillée au plus tard à 7h30 par au choix, des pleurs, des cris, un train qui roule, un camion qui fait du bruit ou juste parce qu’ils courent. Et plus récemment être réveillée directement dans ma chambre (sinon c’est pas drôle), à 6h50, juste les jours où je n’ai pas cours (sinon c’est encore moins drôle)
– c’est aussi découvrir que si la fourchette verte n’est pas sur la table, ou que oh malheur quelqu’un d’autre l’a prise c’est le drame international
-ne pas pouvoir regarder la télé parce qu’ils veulent regarder un dessin animé (qu’ils ont déjà vu 40 fois et le jour même)
– te faire poser des tas de questions dans la journée avec en tête, « tu fais quoi? » Et « pourquoi ? ». Généralement ces deux questions sont posées pile quand je mange
– redécouvrir que avec ses amis un enfant est quand même très bête et insupportable (du moins un de ceux que j’ai ici) et surtout un vendredi soir où la fatigue est à son comble et la réserve de patience complètement sèche.
Le plus dur étant de devoir se retenir de dire, ou de faire quelque chose quand leur éducation est différente de la mienne. Il y a des choses, j’avoue, je ne peux pas m’empêcher (on ne me donne pas d’ordres et on dit « s’il vous plaît ». Bordel).

Mais vivre avec des enfants c’est aussi:
– rire tous les jours grâce à leurs bêtises ou leurs bon mots
– ne pas avoir le temps de se morfondre. Un enfant ça te tire vers le haut, t’occupe, te fais penser a autre chose et renvoie le coup de mou à plus tard.
– c’est un petit garçon de 2 ans et demi qui fonce sur toi comme une fusée pour un câlin
– des bisous et des câlins avant qu’ils partent a l’école
– des doses d’amour qu’on ne soupçonne pas

La liste peut paraître déséquilibrée, on peut penser qu’il y a plus de côtés négatifs que positifs. Alors oui, certaines fois j’aimerais juste dormir longtemps le matin et être réveillée par le silence, pouvoir manger sans qu’on essaye de me piquer ma nourriture ou juste je l’avoue ne pas avoir à passer « après ». Mais tout ce qu’ils m’apportent, compensent tout ça fois mille.

L’amour qu’ils me donnent vaut beaucoup de choses.

les examens loin de chez soi

Demain, mes examens de mi session commencent, et avec eux six semaines où la charge de travail va être encore plus importante, les gros travaux étant à rendre en Décembre, ou quasiment toutes les semaines pour certains.
En soi les examens ça m’angoissent toujours, tant que je n’ai pas les questions sous les yeux, que je ne sais pas sur quoi je serai évaluée je stresse et j’ai toujours l’impression de ne pas savoir assez de chose, voir rien du tout. Mais là c’est carrément la panique quand je pense à tout ce que je dois rendre, à leur importance et au fait que j’ai une trouille bleu de ne pas y arriver.. Pas de ne pas arriver à tout rendre dans les temps (enfin si un peu), mais surtout de ne pas arriver à le faire, de ne pas comprendre et d’être complètement paumée.
Même si cette charge de travail est nouvelle pour moi, ce qui est encore plus nouveau c’est de devoir le faire en étant loin de chez moi, donc devoir gérer mon angoisse et mes peurs toute seule. J’ai beau habiter en colocation, ils ne me connaissent pas, ne savent pas les signes qui montrent mon angoisse, ne savent pas comment il faut me prendre ou me parler pour juste me faire redescendre d’un cran.

Examens, et angoisse rimant chez moi avec nerf à vifs, je pleure très facilement. Mais ici , même si je me sens chez moi, je ne me laisse pas aller comme à la maison où lorsqu’il y a un trop plein, je pleure un coup et ça va mieux après. C’est dans ces moments là qu’être loin est difficile, quand je voudrais juste pouvoir exprimer mon angoisse simplement et librement, quand je voudrais juste poser ma tête sur l’épaule de ma mère parce que je suis fatiguée et l’entendre me dire « va te reposer sur le canapé, je te fais un thé » ou juste recevoir une attention particulière « parce que c’est les examens » comme à la maison.

Alors oui j’aime être ici, c’est fantastique, mais j’ai envie de dire que passer des examens déjà ça craint, mais en étant loin de chez soi ça craint deux fois plus.

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Fabuleux Fabergé

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Il y a environ deux semaines, j’ai eu la chance d’être tirée au sort (en même temps il n’y avait pas beaucoup de participants), pour gagner un laissez-passer pour l’exposition Fabergé.
L’expo se tenait aux beaux-arts jusqu’au 5 Octobre, donc si je voulais la voir, il fallait que je me bouge un peu. C’est donc tombé à pic!

C’est vraiment une très jolie exposition, pas trop longue, je dirais même un chouïa trop courte à mon goût, mais l’avantage c’est qu’on n’est pas lassés. Il y avait beaucoup de monde mais j’ai quand même bien pu en profiter, et observer. Les objets sont plus splendides les uns que les autres et c’est une vraie merveille pour les yeux.

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Crédit photo: moi. Les photos ont été prises avec mon téléphone, ce qui explique la piètre qualité…

Les couleurs

L’Automne est arrivé un peu par surprise et d’un coup par ici (enfin cette semaine c’est plus l’été indien..), mais il est bel et bien là. Il y a juste à lever la tête pour le voir, les arbres changent de couleur tous les jours et assez vite, un arbre est passé du tout vert, au tout rouge en à peine une semaine. C’est vraiment magnifique, et je n’aurais jamais pensé que je prendrais tant de photos d’arbres, mais tous les jours j’en prends deux ou trois de plus.

Mais place aux belles couleurs qui commencent

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