1826 jours

Cinq ans et j’entends encore ta voix.

Je me souviens qu’il y a cinq ans, je me suis dit « un jour ça fera cinq ans ». Aujourd’hui on est dans cinq ans. Je ne pourrais pas dire que ça a été long, c’est bien ça le plus dur à accepter.. La vie, ma vie a continué, après s’être arrêtée un petit moment. J’ai avancé, j’ai je crois commencé à vivre sans être bancale. Je me fais souvent ce constat, que depuis cinq ans finalement je vais bien mieux que pendant les seize premières années de ma vie, et que c’est parce que tu n’es plus là. Ça fait 1826 jours que je vis sans toi, et finalement ça ne fait que 1826 jours que j’ai commencé à ne plus survivre, à ne plus lutter avec la vie.

Cinq ans, et je crois que j’ai enfin accepté que tu ne reviendras plus, que finalement tu n’étais juste pas parti en voyage très très loin

Comme chaque année, j’ai cette façon bien à moi, d’être avec toi. C’est moins marqué cette année, parce que cette année est particulière, mais je sais que je ne suis pas vraiment là, que pendant toute cette semaine, mon esprit sera ailleurs, et que je ne serai pas présente pour les autres. Je ne me le permets qu’une fois par an, je pense à toi tout le temps bien sûr, mais différemment, à cette période je m’autorise à être triste, à être déçue et à ne pas être avec les autres parce que je te laisse toute la place. Je ne sais pas comment je vais vivre cette journée, cette journée où je suis toujours seule dans ma peine et dans ma bulle, mais cette année plus seule encore. J’aimerais que tu vois où j’en suis arrivée aujourd’hui, ce dont j’ai été capable. Je payerais cher juste pour te raconter les gens, la vie ici. Je payerais cher pour entendre la fierté dans ta voix, mais je sais que de toute façon tu es fier de moi. S’il y a bien deux choses dont je n’ai jamais douté et dont j’ai été sûre toute ma vie, c’est ton amour et la fierté que tu avais pour tes filles.

Cinq ans et la petite fille en moi qui espère quand même qu’on lui dise que c’était juste un cauchemar.

Ici un bébé est né. La vie après la mort, la tendresse et l’amour mêlés à la peine et au deuil. La vie est parfois bien surprenante.

Cinq ans et j’aimerais juste te dire que je vais mieux, que je vais bien

Un jour ça fera dix ans. Un jour j’aurai vécu plus longtemps sans toi qu’avec toi.

Encens-et-bougies-parfumees-les-plus-polluants-bientot-interdits_large_apimobile

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s